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« Comme tout un chacun, j’ai appris par la presse la localisation retenue par le Maire d’Orléans pour implanter un grand équipement sportif à Orléans »

L’île Arrault.

Aujourd’hui qu’est-ce que l’île Arrault ?

Plusieurs choses : un hippodrome, qui sert 2 à 3 fois par an, des terrains de sports, qui eux servent pratiquement tous les jours, scolaires en journée, clubs le week end, une promenade en bord de Loire très fréquentée, une station d’épuration prévue en reconstruction.
Autour, des petites rues avec un maillage assez serré dans ce secteur ouest du quartier St Marceau. Entre le pont de l’Europe et le pont de la RN20.
En bref, un quartier tranquille.

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Aujourd’hui l’annonce est faite, il me semble  que dans un pays démocratique, il reste à convaincre tous ceux qui de prêt ou de loin sont concernés par ce projet.
D’abord et en premier car c’est  une procédure permanente, les habitants. Ensuite, les élus, de la ville et au-delà si l’on souhaite avoir des financements d’autres collectivités, département et région.
Le monde sportif avec qui il faut réaliser le projet afin qu’il corresponde à la fois aux attentes et aux besoins.

Une fois posés ces quelques principes, le conseiller général que je suis se pose un certain nombre de questions :
Ile Arrault : zone inondable, peut être même dans ce secteur zone d’expansion des crues : est-ce bien une zone constructible  pour un équipement qui sera aussi important ?
Ile Arrault : que devient le champ de course, mais surtout que deviennent les terrains de sport pour les scolaires et les clubs ?
Ile Arrault : bord de Loire, site de verdure, qu’en est-il des questions d’environnement  et de nature ?
Iles Arrault : loin du tramway, « station Tourelles à 1 km » et la « future » seconde ligne au Nord « station madeleine idem ».
Iles Arrault : avec des milliers de voitures dans des rues déjà difficiles à circuler, sans accès à l’autoroute à proximité puisqu’on a renoncé à l’échangeur de St Pryvé !
Sans doute des parkings en surface donc occupant beaucoup de place, pas terrible comme paysage un parking à voiture !

Et si j’osais, pour les connaisseurs de la vie locale, je me demande si Monsieur le Maire d’Orléans ne compte pas un peu sur le pont de l’Europe  pour desservir son équipement de 10000 places. Cela ne va pas être
Si facile de nous faire l’article maintenant après l’avoir tant décrié ce si joli pont !!!

Il y a peut  être du suspens et de la « vibration » dans ce type d’annonce « aujourd’hui peut être, ou alors demain… » Mais pour bon nombre de riverains c’est désormais, l’interrogation, sans doute même l’inquiétude.
Le Maire s’est engagé ces dernières années à transformer la RN20 sud en boulevard urbain. Les habitants de ce secteur d’Orléans subissent déjà les nuisances de cet axe très fréquenté, va-t-on concentrer encore de la nuisance ou va-t-on résoudre aussi cette question là ? Tout cela conditionne l’environnement d’une réalisation de grande ampleur. Il faut poser et se poser toutes les questions sans oublier une des principales, le coût ? Et à ce propos, n’y a-t-il pas à redouter, des surcoûts dans ce secteur, au regard de la localisation avec une nappe d’eau très proche ?

C’est un dossier particulièrement important, il faut le traiter avec sérieux et il faudra que les arguments soient à la hauteur des enjeux et des interrogations !

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2 Comments

  1. Il ne faut pas se leurrer, la réelle destination du Grand Equipement Sportif (GES) n’est pas le sport mais le bizness et le show-biz. Les installations n’auront pas d’autre vocation utile que d’accueillir des manifestations, non pas sportives, mais principalement “culturelles” ou commerciales qui seules rentabiliseront les investissements et attireront des spectateurs. La salle de 10 000 places servira à de telles manifestations “musicales” (enfin, Orléans pourra recevoir Johnny, Polnareff, des groupes de rock, etc.) qui “réjouiront” la vingtaine de riverains qui auront une vue directe et splendide (?) sur le GES, des riverains dont la tranquillité n’est plus de mise dans une ville qui gesticule. Le sport n’est qu’un masque pour faire admettre les travaux et l’élimination de l’hippodrome et des derniers restes de zones vertes ou cultivées de la rive sud.
    Bien entendu, le parking prévu sur le site Famar sera insuffisant (1 000 places). De plus, le Champ de Mars, piétiné et saccagé (zone de passage pour les milliers de spectateurs), sera voué à disparaître. Il pourra alors être remplacé par un parking. De même, les zones de culture situées le long de la rue Gaston Deffié, sur Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, pourront être transformées en parkings goudronnés et bétonnés afin d’accueillir ls milliers de véhicules prévus. Ainsi, en cas d’inondation ou de fortes pluies, le GES et ses parkings pourront retenir l’eau qui ne trouvera plus son chemin d’infiltration dans le sol (on aura une méga-piscine sans supplément de prix).
    Par ailleurs, on comprend mieux maintenant les raisons qui ont prévalu lors de la construction du Pont de l’Europe et la reconstruction de la station d’épuration, tous deux surdimensionnés par rapport aux besoins actuels ou à moyen et long terme. L’emplacement du GES (ou d’une autre construction aussi impposante) était, à coup sûr, prévu depuis longtemps sur le site de l’hippodrome. Là aussi, la prétendue étude, sur laquelle se fonde M. Grouard pour retenir le site de l’île Arrault, semble n’être qu’un leurre afin de justifier avec l’étonnement de mise chez nos dirigeants le choix, préalable, de l’hippodrome. De plus, l’abandon voulu dans lequel on a laissé ses infrastructures justifie maintenant sa disparition, tout comme certaines municipalités ont délaissé les églises dont elle avait la charge afin de justifier leur destruction puis la réutilisation du terrain ainsi libéré à d’autres activités (commerces, logements, usines…).
    Enfin, que les amateurs de courses hippiques ne se fassent pas d’illusion. Il n’est pas certain qu’on leur reconstruira l’hippodrome sur le site des Montées (”il n’y aura plus d’argent, plus de nécessité… », « ça n’intéresse que quelques centaines d’amateurs et de parieurs », etc.). Avant qu’une décision soit prise, les courses auront été courues sur d’autres hippodromes, avec des municipalités plus accueillantes et, avec le temps, on aura oublié qu’il y a eu un hippodrome et une zone verte à Orléans.
    Il y a encore 20 ans, Orléans pouvait s’enorgueillir de son horticulture florale, de ses roseraies. Aujourd’hui, disparus les pépinières et les jardins de la rive sud. Demain, le Champ de Mars (déjà bien empiété par un boulodrome inutilisé) et l’hippodrome ? Ne resteront que le Jardin des Plantes et le Parc Floral. Pour combien de temps ?
    Vive le béton ! On peut, sans remords, ni regrets, détruire le peu d’espace vert, d’espace de liberté, de respiration et de vue dégagée qui existe encore à Orléans.

  2. Ce que je partage, dans vos interrogations ou vos craintes c’est bien évidemment les questions d’accès, de circulation et de stationnement?
    il suffit de venir un dimanche de courses à l’hippodrome, où les grands jours il y a 400 personnes, pour avoir effectivement des craintes fondées sur la quiétude des riverains!

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