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Communiqué de l’opposition municipale sur le grand équipement sportif 

Communiqué de presse du 25 mars 2009

Grand équipement sportif : les préoccupations environnementales piétinées !

Pour faire face aux oppositions à ce projet de « future Arena », dont il savait qu’elles risquaient d’être houleuses lors de la réunion publique du 19 mars à Saint-Marceau, Serge Grouard a battu le rappel de tous les soutiens possibles.

Il y avait bien évidemment Olivier Carré, premier adjoint chargé de l’urbanisme, qui a prouvé ailleurs à Orléans qu’il saura bétonner avec application cet îlot de verdure. Il y avait aussi Michel Martin, adjoint aux finances, chargé de laisser croire que le projet tient la route financièrement et de faire oublier les dépenses annexes (transfert de l’hippodrome, aménagements routiers, achat du terrain Famar pour construire un grand parking, etc.) qui alourdiront immanquablement la note (déjà salée) des 50 millions d’euros annoncés.

Il y avait encore Gérard Gainier, élu du quartier non pas lors des élections mais par la grâce d’une seule voix, celle de Serge Grouard. Mais aussi, pour l’aspect sportif du dossier, Martine Grivot et Philippe Pezet (chargé sans doute de rappeler à tous la meilleure manière de soutenir une équipe de basket…), et quelques autres élus de la majorité municipale, moins concernés mais appelés en renfort…

Pour conforter encore sa conviction, Serge Grouard avait convié également les élus de communes voisines, comme Thierry Cousin, maire de Saint-Pryvé, qui va devoir maintenant ramer pour imposer ce projet à son conseil municipal, ou Hugues Saury, peut-être soulagé de ne pas avoir à affronter ce genre de difficultés sur sa commune d’Olivet…

Et Last but not least, Charles-Eric Lemaignen nous a rejoint après le conseil d’agglo, soucieux sans doute de compter les points et heureux de voir qu’il n’est pas le seul à être contesté dans sa politique.

Devant un tel déploiement de force, comme souvent dans ces cas-là, c’est sans doute grâce à ceux qui n’étaient pas là que l’on peut mieux comprendre ce sur quoi ce projet fait l’impasse.

Il n’y avait pas Marie Cugny-Seguin, celle qui aurait pu, à la faveur des recommandations du pacte écologique de Nicolas Hulot, devenir première adjointe pour veiller à une réelle application transversale du développement durable. Il n’y avait pas non plus Quentin Thomas, délégué à la biodiversité, pourtant élu du quartier.

Bref, on devine que, dans ce projet, les préoccupations environnementales seront allègrement piétinées. La protection des bords de Loire, les risques d’inondations, la nécessité d’infrastructures routières importantes… Du point de vue du développement durable, cette construction est injustifiable. Son impact écologique est potentiellement énorme, non seulement sur le site mais aussi par les dommages collatéraux liés aux travaux, aux flux routiers générés, aux dépenses énergétiques de fonctionnement… quand bien même cette immense coquille souvent vide serait construite en HQE ! Et l’on peinera à entrevoir les aspects économiques et de cohésion sociale qui pourraient rendre cet équipement indispensable à cet endroit… Seule émerge la volonté d’une réalisation marquante et visible, clinquante plus que rayonnante.

Dès 2006, la ville d’Orléans s’inscrivait dans les actions du « défi pour la terre » de la fondation Nicolas Hulot. Il serait intéressant de savoir ce que celui-ci pense de ce projet. Serge Grouard s’est engagé dans une démarche d’Agenda 21 en réduisant celle-ci à une liste de bonnes intentions, et en oubliant sans cesse qu’elle exige dans ses principes une large consultation préalable (ici le projet et le site sont imposés) et une évaluation constante au regard du développement durable (ici, pas même une étude d’impact n’est envisagée !).

Mme Cugny-Seguin rêvait sûrement d’orienter vers des développements plus écologiques les projets de la majorité municipale. Preuve est faite qu’elle n’était qu’un alibi, une double caution politique de circonstance (pour son étiquette modem et pour sa connaissance des dossiers environnementaux). Une fois élu, Serge Grouard fait peu de cas de son avis et l’on comprend bien que son intérêt n’était qu’un leurre…

Jean-Philippe Grand,

pour le groupe « Socialistes, Verts et apparentés »

 jphg19mars2009a

photo JFG

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