larochelle1

photo Monique Brard

Ateliers de réflexion

 » Les démocraties sont en panne, elles ne sont plus en mesure de raconter l’avenir à leurs citoyens, les familles non plus , à leurs enfants!
C’est cela qu’il faut changer. « 

Comme l’an dernier à la même époque, j’ai participé au séminaire des élus, organisé par la fédération nationale des élus socialistes et républicains.

Durant deux jours, 550 élus de toute la France, maires et conseillers municipaux, conseillers généraux et régionaux, se sont retrouvés pour échanger sur des questions aussi importantes que : quelles réponses à la crise financière et économique, croissance verte et développement, fiscalité taxe professionnelle et taxe carbone, hôpital et territoire…

J’ai, en ce qui me concerne, participé à 3 tables rondes autour de la question d’un nouveau mode de développement sur nos territoires, sachant conjuguer, l’économique, l’écologique et le social…

A travers les différentes tables rondes, en cette rentrée 2009, où beaucoup ont en tête la question du devenir de leur emploi, de leur entreprise, de leur production, j’ai particulièrement trouvé intéressant et instructif, un débat entre économistes, philosophes et sociologues sur la question de la crise.

larochelle2

photo Monique Brard

Pour résumer, ce qui fut en débat, la question « Crise ou mutation ? »

Les participants ont penché très majoritairement pour la seconde option. Un Monde en mutation, en marche vers autre chose… Pas seulement une crise comme le présentent les néo libéraux, qui déjà prétendent « c’est derrière nous… c’est un phénomène cyclique… On va repartir comme avant… » Avec comme corollaire, « ne changeons rien, continuons à déréguler, à faire jouer la concurrence sans limite, des hommes et des territoires ! »

La mutation, si telle est la réalité au final, « ce que je crois vraiment », impose et nous impose à nous tout particulièrement élus des collectivités locales, la construction d’un nouveau mode de développement, durable et soutenable sur tous les plans.

Conjuguer, sur des territoires équilibrés, un développement économique efficace, dans un cadre écologique prenant en considération la question vitale du climat, de l’énergie et des ressources en eau, ainsi que les exigences sociales.

Quel sens donner aujourd’hui, ou plutôt redonner, à l’action politique et à l’action publique ?

Pour changer les pratiques, individuelles et collectives, les seules choses qui marchent, sont les projets qui sont « ancrés » dans un territoire donné. Cette notion de territoire renvoie à la décentralisation et à la responsabilité des acteurs locaux.

Dans ce domaine, et en matière de développement, le bilan de la décentralisation, chez nous en France, est sans nul doute positif.

L’attractivité des territoires est mise en valeur par les acteurs de proximité qui ont la meilleure connaissance des atouts de leur environnement. Là où la puissance publique doit intervenir, c’est d’une part dans l’organisation et d’autre part dans la régulation.

En effet, si attractivité signifie concurrence « comme c’est le cas en Europe et à l’échelle du Monde », sans aucune régulation, le résultat est devant nous : délocalisation de pans entiers de l’industrie, aggravation des inégalités Nord Sud en matière de développement, dérégulation des productions agricoles pourtant vitales pour l’humanité…

Il y a donc une contradiction absolue entre la recherche du « tout profit » basée sur cette dérégulation libérale des hommes et des territoires, et un développement durable économique, écologique et social !

A l’échelle individuelle, la contradiction existe aussi ! Entre les comportements et pratiques de vie quotidiennes, et la compréhension voire même l’aspiration chez le même individu, pour un mode de vie raisonné… Nous en sommes sans doute tous là plus ou moins !

Et c’est là le rôle de la puissance publique ! Surmonter toutes les contradictions et organiser l’intérêt général.

Doit-on, et peut-on, laisser la gestion de l’avenir à la seule loi du marché et des intérêts particuliers ? Certes non ! Aussi bien à l’échelon planétaire « et là c’est très compliqué et surtout très au-delà de mon champ de compétences », qu’au niveau local « région, département, commune », qu’une

Programmation planifiée s’impose.

Les enjeux ? L’emploi, la mobilité et les déplacements, la santé, le logement, les productions locales, les ressources naturelles, la communication, ….

La vie quoi ! et à mettre en forme dans un projet participatif, dimension démocratique essentielle.

Un tel projet ne peut réussir qu’avec un engagement individuel et collectif. La responsabilité de chacun est ici en jeu à travers ce comportement citoyen si nécessaire.

L’enjeu climatique tout particulièrement n’aura de solution pour les 9.5 milliards d’individus prévus sur la planète en 2050 « nos enfants en feront parti », qu’à condition que chacun soit l’acteur conscient et volontaire du projet commun…

Pour ceux qui, comme moi, souhaitent que la Politique retrouve du sens et la place qui lui revient, c’est j’en suis convaincu, dans cette direction que nous devons aller !

Il nous faut pouvoir à nouveau, penser l’avenir. Le penser et le raconter !

Les démocraties sont en panne, elles ne sont plus en mesure de raconter l’avenir à leurs citoyens, les familles non plus , à leurs enfants!

C’est cela qu’il faut changer.

signaturemichel2

larochelle3

comment2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s