photo JFG

ARENA projet pharaonique ? Comme pour Toutankhamon, les études commencent à révéler leurs secrets ! 

Vendredi soir, dans la première chambre enterrée de la pyramide municipale….

Allons, allons, du sérieux pour un projet qui au bas mot pèse, sans compter les petits suppléments, 100 millions d’euros !! 

Tout d’abord et ce fut ma première remarque, nous avons vraiment des soucis de pays riches ! Ou supposés tels ! A croire que les fonds publics se portent à merveille, qu’il n’y a aucune inquiétude sur les rentrées fiscales, et que les perspectives économiques sont totalement dégagées ! D’où il est bien normal de consacrer du temps, de l’énergie et beaucoup de moyens pour une ARENA, temple du sport-spectacle et du spectacle tout court…

Sur ce plan financier, on en viendrait même à penser, à bien écouter Monsieur l’adjoint aux finances et, pour cette soirée, au basket également, M. Martin, que vraiment, d’une part cela ne représente pas une telle somme pour Orléans, et d’autre part que les promesses d’aides diverses, notamment de l’état, valent « argent comptant… » Sans doute que l’état a trouvé très récemment une caisse oubliée !

Tout cela me pose question lorsque dans beaucoup d’autres domaines il faut bien constater la baisse ou la disparition des crédits.

Un autre aspect c’est le coût ramené à la place qui, selon les éléments en notre possession met Orléans au premier rang national, comme projet le plus cher pour un tel équipement !

De quoi s’interroger sur l’origine de telles différences ?

Et, alors que nous n’en sommes qu’à un pré programme, avec une partie des études seulement consultables sur place depuis 48h, il nous est proposé de décider du choix du montage financier !

Choix qui ne fait pas débat puisque déjà fléché vers un partenariat public privé !

Qu’est-ce qu’un PPP ?

Il s’agit dans un PPP, partenariat public privé, de confier à un investisseur, obligatoirement un grand groupe, (en France  on compte seulement 3 candidats),  la construction et la gestion de l’équipement. Charge à la collectivité de payer un « loyer » pendant 30 ans pour rembourser l’investisseur. De plus, le contrat comporte des clauses permettant de garantir au candidat retenu, la mutualisation des déficits si tel était le cas !

Dans ce cas de figure, la loi est très claire, la collectivité ne peut faire appel à ce PPP que dans deux cas, l’urgence d’un projet ou sa complexité. Ici, la municipalité évoque la complexité.

De quoi ? Pour le moment on ne sait pas trop, si c’est l’équipement en lui-même ou sa localisation ?

Ayant écouté attentivement tout cela, nous avons été nombreux à intervenir. Pour ma part j’ai redit pour l’essentiel ce qui depuis le départ forge ma conviction.

1.la localisation : une fois encore, j’ai tenu à souligner qu’en dehors de la maîtrise du foncier et de la vue imprenable sur la Loire pour les VIP, l’île Arrault ne présentait pas plus d’avantage que bien d‘autres sites possibles ; et que les questions d’environnement, d’accès et de nuisances existaient bel et bien !

Que contrairement aux affirmations de départ, des travaux de voirie (une nouvelle voie) étaient prévus et surtout des parkings !

2. le coût avec le passage en un an de 50 à 100 millions en « oubliant » d’intégrer :

le transfert de l’hippodrome : chiffré en 2009 à 12.5 millions d’euros ;

une passerelle : chiffrée en 2009 à 8  millions d’euros ;

l’acquisition avec restructuration et aménagement de la zone Famar…

Donc, rien qu’avec les chiffres déjà connus, un total de 120 millions d’euros !!!

3. J’ai rappelé, et cela aussi je le dis depuis le début, que je suis favorable à la construction d’un grand équipement sportif pouvant accueillir de grandes manifestations, ouvert aux différentes pratiques et accessible à l’ensemble des clubs. Un équipement porté par l’agglomération, situé dans une zone réunissant notamment des conditions d’accès faciles ; il en existe plusieurs au nord. On peut éviter les surcoûts et dans ce domaine le site est un facteur de poids !

4. Enfin, j’ai réitéré la proposition que j’avais formulée lors de la réunion publique de St Marceau en mars, d’organiser un référendum décisionnel local.

Pourquoi ?

Tout simplement pour que les Orléanais se prononcent. Pratiquement à chaque conseil, M. Grouard et sa majorité nous disent lorsque nous contestons tel ou tel projet : « c’était dans notre programme, les Orléanais nous ont élus »… discussion terminée…

Et bien, ici, aucun Orléanais ne s’est prononcé sur la construction de l’ARENA-île Arrault et pour cause, il n’en était pas question dans le programme !

La loi de 2003 qui organise cette possibilité de consultation citoyenne s’inscrit parfaitement dans le cadre d’une politique éco citoyenne.

Vu l’importance des sommes, vu la modification du site envisagé, vu la mobilisation en opposition au projet aussi bien à St Pryvé qu’à Orléans St Marceau et au-delà, je souhaite que le maire d’Orléans, qui n’a pas répondu à ma demande, convienne que ce serait finalement raisonnable, de bons sens et très moderne que de confier la décision à nos concitoyens.

Sur une simple question :

Etes-vous favorable à la construction d’un grand équipement de type ARENA à l’île Arrault ? Oui ou non ?

Cliquez ici pour télécharger le doc : Loi organique numéro 2003 – 705 du  1er août 2003 relatif au référendum local

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