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Communiqué : Violence et vivre ensemble ?

Un chauffeur de bus victime d’une agression violente dans l’exercice de son métier !

Ma première réaction est une pensée pour cet homme blessé, lui dire mon émotion et mon soutien dans cette épreuve. Ensuite la condamnation de tels actes, prenant comme cible des agents assurant un service à la population et qui tous les jours doivent pouvoir remplir leur mission en toute sécurité.

Si l’on considère, rien qu’ici à Orléans, la liste en quelques mois de ces actes répréhensibles, voilà qui,à nouveau, nous interpelle tous sur les niveaux de tensions et de violences dans la société, et les réponses à y apporter.

Pour mémoire :

–          26 juin 2009 : agression d’un conducteur de bus provoquant un premier droit de retrait des conducteurs du réseau

–          9 février 2010 : braquage d’une conductrice de bus et vol de la caisse

–          10 février 2010 : agression d’un conducteur de bus

–          18 mars 2010 : agression de contrôleurs de bus

–          9 avril 2010 : caillassage du tramway

–          23 avril 2010 : agression brutale et extrêmement violente d’un conducteur de bus, entraînant son hospitalisation.

Des faits qui surviennent dans un contexte national et local, de gesticulations sécuritaires et d’effets d’annonces quasi quotidiens !

Sans reprendre l’intégralité des propos du médiateur de la république, il me semble important de citer le point de vue d’un homme au contact des réalités de nos concitoyens :

Dans le journal Le MONDE du | 20.02.2010 |, Jean-Paul Delevoye : déclarait :

« Je suis inquiet, le chacun pour soi a remplacé l’envie

de vivre ensemble »

Médiateur de la République depuis 2004, Jean-Paul Delevoye est un

observateur privilégié de la société française. Ancien ministre de la

fonction publique de Jacques Chirac, ancien président de l’Association des

maires de France, maire de Bapaume (Pas-de-Calais), c’est vers lui que se

tournent les citoyens lorsqu’ils sont en litige avec l’administration. Son

constat d’une société émiettée et en tension alimente le rapport annuel

qu’il a remis, mardi 23 février, au président de la République et au

Parlement.

Cela sonne comme un cri d’alarme et un appel politique à retrouver le goût

du vivre ensemble.

-Quel diagnostic portez-vous sur l’état du pays ?

«  Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont

adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace

l’envie de vivre ensemble, où l’on devient de plus en plus consommateur de

République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement.

A l’évidence, le tout sécuritaire ne peut apporter une réponse du type « bien vivre ensemble ». Si l’autre est systématiquement considéré comme suspect, source de problème, le chacun pour soi prend le pas. C’est la société de la défiance qui ne peut engendrer que de fortes tensions sociales.

Rien ne justifie ces actes de violence et il faut les sanctionner comme il se doit.

Il faut aussi créer les conditions qui réduiront le plus possible la survenue de tels actes.

Une véritable politique de prévention et de proximité, peut répondre à cet objectif. »

Orléans le 25 04 2010.

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