Session intervention solidarité

Monsieur le président de la commission de l’action sociale, culturelle et de la jeunesse a présenté le budget des différents chapitres de la solidarité départementale, je les reprendrai point par point.

La solidarité comporte 4 politiques majeures : les personnes âgées et la dépendance, la protection de l’enfance et la prévention, les personnes handicapées, le RSA et l’insertion sociale et professionnelle.

Autonomie des personnes âgées : comme il a été rappelé le maintien à domicile est aujourd’hui, dans notre département, devant la prise en charge en EHPAD à hauteur de 58% du budget.

Si l’APA « aide personnalisée à l’autonomie » a été critiquée par le Président Doligé pour son déficit de financement par l’état, « faute originelle de Monsieur Lionel Jospin, premier ministre à l’époque qui l’a mise en œuvre », il ne faut pas perdre de vue qu’elle représente un levier essentiel de cette politique de maintien à domicile.  Il a été évoqué le chantier à venir du cinquième risque et de la dépendance. Quelles que soient   les options retenues au final, il ne faudra pas oublier ce paramètre.

Un autre point qui est devant nous et qui est en lien étroit avec le précédent sur l’APA, demeure la situation des structures intervenant à domicile chez les personnes âgées qui en ont besoin.

Un nombre important de structures « agrées ou autorisées » deux statuts différents, des questions de coût de fonctionnement, de coût horaire pour l’usager et également de formation des intervenants. Une situation d‘autant plus préoccupante que dans plusieurs départements, des structures sont en cessation de paiement.

En 2011 et au-delà, si l’on veut assurer la pérennité des dispositifs et une offre diversifiée aux familles, il faudra avancer sur cette question importante.

Protection de l’enfance et prévention : une politique essentielle dans le département, à destination des enfants, des jeunes et des familles en difficulté. Je tiens à attirer l’attention sur le lien indispensable qui existe dans cette politique entre la protection et la prévention. En 2010 les placements d’enfants en structures ont augmenté de façon importante. Les causes en sont sans doute diverses, il n’en reste pas moins que l’outil de la prévention, ou des préventions, primaire et spécialisée, reste indissociable des actions de protection. Les professionnels de terrain y sont en tous les cas, très attachés.

Autonomie des personnes en situation de handicap : S’il convient d’apprécier beaucoup des actions du conseil général en faveur du handicap, on ne peut passer sous silence les difficultés actuelles à la maison départementale du handicap.

Les départs du directeur et de plusieurs autres collaborateurs génèrent des difficultés dans l’étude des dossiers et la mise en œuvre des actions.

Je veux faire état tout particulièrement de la situation du Fond de Compensation : ce fond est sollicité pour répondre à des besoins de vie quotidienne, des adaptations matérielles indispensables, tout ce qui peut permettre l’autonomie d’une personne reconnue handicapée. A la dernière commission exécutive de la MDPH, le président de la commission du fond de compensation, nous a signalé que pour la seconde fois, les demandes n’avaient pu être étudiées par la commission, faute de personnel.

Je demande donc qu’on traite cette question en urgence car, derrière ces demandes, il y a des personnes qui attendent une solution à leurs difficultés permanentes.

Insertion RSA : les projections nous indiquent une stagnation des bénéficiaires du RSA en 2011.

Nous pensons qu’aujourd’hui il y a une forte tension dans la prise en charge et le suivi des personnes en insertion. Le conseil général assure l’accompagnement des bénéficiaires du RSA socle et du RSA socle plus activité, les dossiers par référent au nombre de 150 pour l’insertion professionnelle et 110 pour l’insertion sociale, nous semblent trop importants.

Par ailleurs, autant le travail mené dans le cadre du pacte territorial laisse entrevoir des perspectives intéressantes, autant, au quotidien, l’application des procédures du RSA engendre un travail administratif considérable.

En tant que président de la CLI sud d’Orléans, je souhaite qu’au terme de l’année 2011 on fasse un bilan de ces procédures avec un objectif de simplification.

La charge administrative supplémentaire, peu efficace, vient de plus en déduction du temps disponible pour le suivi des usagers.

Sur ces quatre chapitres, nous nous abstiendrons. Et nous voterons contre la délibération financière portant sur le budget de la solidarité pour toutes les réserves évoquées ci avant et le regret devant un certain nombre de baisses au bénéfice du secteur associatif, qui, pour nous, n’aurait pas dû être concerné par la baisse budgétaire globale. En cette période de difficultés pour un nombre croissant d’habitants du Loiret, la solidarité départementale est une priorité.

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