Après une très longue intervention du président, où il a surtout été question de critiques contre le gouvernement en lui attribuant, à peu près dans tous les domaines, la responsabilité de toutes les difficultés actuelles et à venir, nous sommes intervenus à notre tour.

J’ai abordé, pour ma part, ces trois points :

– réforme de l’état et de la décentralisation ;

– démographie médicale ;

– accessibilité loi de 2005.

Ayant eu l’occasion de rencontrer Marylise Lebranchu la veille, dans une réunion technique au ministère, j’ai rappelé que contrairement aux dires du président, la future loi, acte 3 de la décentralisation, n’était pas bouclée et que la ministre nous avait indiqué attendre avec beaucoup d’intérêt les états généraux du 4 et 5 octobre organisés par le sénat. J’en ai profité pour indiquer qu’elle avait renouvelé l’engagement de tenir le calendrier législatif prévu, début des discussions mi- janvier.

 A propos de la démographie médicale, le débat portait sur l’université et le fait ou non d’obtenir l’implantation d’une faculté de médecine à Orléans. J’ai rappelé la position que j’avais déjà exprimée à la session précédente. Dans le cadre de l’augmentation du numérus clausus en région Centre et donc à la faculté de Tours, il serait essentiel de pouvoir accrocher un « U » au Centre Hospitalier Régional d’Orléans pour en faire un CHRU. Si nous pouvions à terme accueillir dans des services hospitaliers devenus universitaires, de 40 à 50 internes dans les diverses spécialités, je suis persuadé qu’il y aurait là une avancée dans les réponses à cette question majeure de la désertification médicale. Toutes les études à notre disposition montrent en effet, que la grande majorité des installations se font en périphérie des hôpitaux où les futurs médecins ont fait leur internat.

 La loi de 2005, sur l’accessibilité, sera-t’elle appliquée ? Il m’a semblé malheureusement révélateur et symbolique, que ces jeux paralympiques de Londres, succès populaire si peu retransmis chez nous en France, n’obtiennent pas la place qui leur revient ! Je trouve inacceptable la façon dont on considère ces problématiques y compris jusque dans la non application d’une loi pour laquelle dix ans ont été donnés pour réaliser ses objectifs.

Aujourd’hui, et, y compris avec toutes les politiques mises en œuvre, la situation de handicap reste pour bon nombre de personnes une source d’exclusion, d’obstacles infranchissables au quotidien, d’empêchements multiples pour vivre pleinement comme tout un chacun. Je demande donc que l’on continue à exiger l’application de la loi de 2005, quitte à prévoir ici ou là, ponctuellement des dérogations de temps pour la réalisation.

 Pendant la session, je suis intervenu à propos de l’avis à donner sur le programme régional de santé.

Il me semble qu’on n’aborde pas assez concrètement les solutions pour palier l’absence d’anticipation sur la dégradation continue de la démographie de l’ensemble des professionnels de santé. D’ici à 5 ans, nous allons nous trouver dans le paradoxe de connaître un pic dans les départs à la retraite, pic qui se traduit par un véritable trou en terme de nombre de praticiens dans nos territoires, ruraux comme urbains !

Une perspective d’ailleurs très préoccupante, celle du centre hospitalier, magnifique bâtiment dont on ne sait pas bien aujourd’hui quelles seront ses conditions de fonctionnement !

1 Comment

  1. Cher Michel,

    Il est vrai que la préoccupation de la démographie médicale doit être une priorité. Une annexe de la première année de médecine à Orléans serait souhaitable. Mais, Tours traîne des pieds…
    Une autre inquiétude au niveau de la formation initiale en rééducation, le projet d’ouvrir une école de psychomotriciens sur le CHRO semble retoqué par la Région. Cela n’augure pas d’un bon présage pour l’IRFMK. Une école d’ergothérapie s’est ouverte en septembre dernier à Tours (Croix rouge). L’école de psychmotricien sur Orléans aurait pu être une opprtunité pour créer un Institut de formation des professions de rééducation. La démographie des formateurs dans la filière de rééducation impose de regrouper les instituts de formation initiale plutôt que de les multiplier dans notre région…Espérons que les Tourangeaux n’ouvriront pas une école de kiné!!!
    Merci de tout ce que tu pourras faire pour soutenir l’évolution des formations initiales de rééducation sur Orléans.
    Bien cordialement.

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