Toutes les générations, tous les talents, tous les projets doivent trouver leur place au sein de notre ville : cette ambition est fondamentale pour donner tout son sens au sentiment de solidarité qui seul rend possible le vivre ensemble dans nos territoires. Mais comment faire vivre concrètement cette ambition ? Quels outils et quelle méthode pourraient permettre à chacun, personne, collectif, etc., de se sentir pleinement acteur de sa ville et de ses transformations ?

On ne peut que constater, en le regrettant, que cette ambition n’a pas été réellement portée par la municipalité sortante. Le maire et son équipe, au pouvoir  depuis maintenant douze ans, se sont largement coupés des réalités vécues par les Orléanais. De là un autoritarisme méprisant le dialogue constructif avec  l’opposition. De là également une défiance plus que dommageable à l’égard du monde associatif, qui n’est malheureusement pas perçu comme une source  constructive. Dans cette perspective, les grands projets urbains ne font l’objet d’aucune réelle concertation. Ajoutons que les jeunesses, si présentes dans notre  ville, ne sont guère écoutées. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, la participation des citoyens n’est pas une réalité effective et se résume à un outil  électoraliste de communication et d’affichage.

Cette ambition démocratique ne saurait ainsi résulter du caprice d’un maire, elle a tout à gagner à émerger d’une pratique véritablement démocratique, par  exemple à travers la préparation démocratique des documents d’urbanisme, outils au service de tous associant en amont tous les acteurs du développement  métropolitain. Seule cette co-construction patiente, respectueuse du dialogue avec tous les habitants et les corps intermédiaires (associations, syndicats, etc.)  sera à même de prendre en considération les réels besoins en équipements de proximité du monde associatif sportif, culturel, économique, qui n’ont pas à être  tous concentrés dans l’hyper-centre. Écouter, dialoguer, ce n’est pas perdre du temps, c’est permettre aux habitants de tous les quartiers de participer à la vie  de la cité, de s’approprier les projets, d’aimer leur ville. C’est un outil pour assurer un développement de tous les territoires, une mixité sociale et  générationnelle de l’habitat, une prise en compte spécifique des difficultés des plus fragiles.

Cette ambition suppose l’écoute, la réflexion, le travail en transparence sur des projets d’intérêt général : la démocratie locale, outil pour bâtir une ville  solidaire dans tous ses territoires ? Un bel enjeu pour tous les progressistes en 2014 !

michel signat

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