Plusieurs éléments font que la seconde ligne de tram de l’agglomération orléanaise reste partiellement accessible, voire inaccessible, pour ne pas dire dangereuse à certains égards.

D’abord à l’intérieur des rames, le contraste des couleurs notamment pour les barres d’appui n’est pas suffisant et n’a pas fait l’objet d’une concertation préalable. De plus, le système d’aide et d’information ne fonctionne pas, ni visuellement (ce qui pose problème aux déficients auditifs), ni vocalement (ce qui pose problème aux déficients visuels et à toute personne empêchée de lire). Enfin, l’accès à la rame est bombé, ce qui rend difficile voire impossible l’accès des personnes en fauteuil roulant. On déplore déjà que certaines personnes aient vu les roues avant de leur fauteuil se coincer entre la rame et le quai.

La lacune est aux normes (4,8 cm). Mais une étude montre qu’au delà de 2,5 cm, les lacunes sont accidentogènes.

Sur les quais, les bandes podotactiles ne sont pas contrastées, comme la norme le prévoit. De plus, à l’abord de certaines marches, les bandes d’éveil de vigilance n’ont pas toujours la bonne largeur.

Sur certaines stations, les personnes en fauteuil roulant ont du mal à accéder, comme par exemple à l’Hôtel de ville. De plus, des stations sont mal protégées. Par exemple à St Jean de Braye, si une personne déficiente visuelle descend du tram, elle peut se retrouver face à un dévers qui la conduit sur la voie de chemin de fer, certes peu usitée. La délimitation des stations n’est pas toujours évidente: on peut se retrouver sur une voie routière très facilement puisque rien n’indique podo-tactilement, que les espaces sont différents.

Parfois la signalétique est située à un niveau non réglementaire (à hauteur d’homme) ce qui présente un danger pour les personnes circulant avec une canne blanche, laquelle ne détecte pas ce genre d’obstacle.

Certaines zones de traversée entre les voies de tram et les zones routières sont soit non détectables par les personnes déficientes visuelles, soit inaccessibles pour les personnes en fauteuil roulant car le dénivelé entre la chaussée et le trottoir ne respecte pas les normes réglementaires.

De façon globale, la continuité des déplacements n’a pas été pensée. La situation la plus limite est la place de Gaulle sur laquelle il n’y a aucun point de repères, donc aucun cheminement facile pour les personnes déficientes visuelles.

michel signat

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