Actualité de la semaine…

PPRI renforcé ?
M le préfet a indiqué qu’il comptait, en lien avec l’ensemble des communes concernées, renforcer le PPRI « plan de prévention des risques d’inondation », en cas de crue de la Loire !
Rappelons, que pour les prévisionnistes dans ce domaine des crues, la probabilité d’une crue de Loire est certaine, un jour…
Dans ces conditions, et en faisant tout ce qui est humainement possible pour « protéger » les secteurs habités concernés « communes du Val », il convient d’éviter de compliquer les conséquences d’une telle catastrophe.
Dans nos territoires de bord de Loire, bien agréables à vivre et à habiter, il reste, me semble-t’il, à trouver, un juste équilibre, entre une urbanisation inadaptée et inconsciente de ce risque, et une interdiction absolue et totale de tout projet. Tout particulièrement en matière d’habitat ou d’activités de services, je pense qu’en intégrant ce risque et une exigence de développement durable, on peut réaliser des constructions « hors d’eau », où l’habitat lui-même et l’ensemble des dispositifs électriques, d’eau et de chauffage, sont protégés. Sans doute faut-il privilégier des résidences à niveaux plutôt que de la maison individuelle, de même pour des plateformes de services…
Par contre, ce renforcement du PPRI, montre à nouveau, l’incohérence d’une implantation d’un immense équipement en zone inondable !
A propos de FAMAR…
La commission qui doit examiner une demande de classement faite par une association réunissant des grandes signatures d’urbanistes et d’architectes, pour le bâtiment industriel FAMAR « ex Sandoz », s’est réunie il y a quelques jours. Elle a jugé nécessaire de commander une expertise pour pouvoir se prononcer… Quand ? Je ne sais pas…

Un moment de gravité et de réflexion : Au mardi du CERCIL, j’ai assisté à une conférence dont le thème était « Pardonner ? »
Deux professeurs de philosophie d’Orléans, des lycées Jean Zay et Pothier, ont développé successivement l’impossibilité mais la nécessité du « pardon » dans ce crime contre l’humanité de la Shoah… Introduit par Hélène Mouchard Zay, puis par quelques minutes d’un documentaire avec Simone Veil, le sujet a suscité un débat avec les nombreuses personnes présentes. Ce « pardon possible » à l’échelle individuelle, si le bourreau est désigné, connu, jugé et condamné à la mesure du crime commis, devient « un pardon impossible » pour des crimes d’états collectifs et organisés, aux responsabilités réelles mais diffuses et de natures diverses, là où la justice ne peut être rendue !
D’autres situations ont été évoquées, l’Argentine et ses disparus, le Cambodge et ses trois millions de morts… A chaque fois, justice et « pardon » se mêlent, mais jamais de façon uniforme, comme si, chaque situation avait aussi besoin d’une approche très précise et détaillée pour en appréhender vraiment les conséquences sur le sort et le comportement des victimes.
Merci très sincèrement, à Nicolas Desre et Jean Marc Durand-Gasselin, les deux conférenciers.

michel signat

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