Nous avons eu au dernier conseil de communauté de l’agglomération, la présentation du compte administratif relatant l’exercice 2012 de l’agglo. A cette occasion, a été dressé un bilan des cinq ans du mandat de 2008.

La lecture des chiffres permet en toute circonstance des appréciations diverses et plutôt qu’un long discours, je voudrai retenir 4 points.

Ces appréciations critiques à l’égard de la gestion actuelle, ne m’empêchent nullement d’exprimer mon accord dans bon nombre de domaines ou d’opérations spécifiques

Cependant, les divergences sont bien réelles et portent sur des sujets importants tels que : la fiscalité, la dette, le logement et le coût de la ligne B du tram.

Lorsque la majorité affirme que la réforme de la taxe professionnelle n’a rien changé en matière de recettes pour l’agglomération, nous remarquons que la répartition de l’effort fiscal, lui, a bien changé ! En effet, alors que la contribution économique, ressource principale d’une agglomération, représentait 70% du total, après réforme elle n’est plus que de 40%, augmentant mécaniquement d’autant, la part ménage ! Comme par ailleurs les taux de la fiscalité économique ne relèvent plus de l’autorité locale, la seule variable possible ne toucherait que les ménages !

En ce qui concerne la dette, elle n’a tout simplement jamais été aussi élevée ! Avec plus de 600 million d’euros, et sans doute un peu plus encore à la fin de cette année, c’est la capacité d’investissement pour de nouveaux projets qui est en question. Même considérée comme saine et remboursable sous un peu moins de 10 ans, cette dette sans précédent laisse-t’elle des marges pour de nouveaux emprunts indispensables pour tout projet structurant de développement ?

En matière de logements, nous constatons que la liste d’attente à la maison de l’habitat s’allonge ! Que plus de 70% des demandes concernent des familles à faibles revenus. Dans le même temps, les disparités entre les territoires de l’agglomération restent importantes d’où la nécessité d’amplifier la construction de logements, avec une maitrise foncière publique garantissant un coût modéré pour les bailleurs. Tous les efforts effectués sont à saluer, mais considérer que le compte y est, ne correspond pas aux réalités sociales de nos concitoyens.

Dernier exemple critique, le coût de la ligne B du tram. Il nous a été redit, 395 millions hors taxe « objectif tenu » ! Ramené au kilomètre, calcul simple de niveau élémentaire, cela fait 35 millions ! Ce chiffre place Orléans comme une des lignes de tram les plus chères de France… La plupart des projets en cours ou réalisés,  en dehors de Nice, se situent autour de 24-26 millions du Km…

Un tel différentiel ne permet pas selon moi, d’attribuer le qualificatif de « bonne gestion » sur cet important dossier. Le surcoût de la ligne B hypothèque la mise en œuvre d’autres aménagements nécessaires, mais également onéreux, en matière d’infrastructure et de déplacements.

michel signat

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