Le dernier budget de la mandature a été présenté mardi soir au conseil de communauté de l’agglomération d’Orléans. Budget de transition ou de fin de mandat, il ne présente aucun élément nouveau, ce qui est logique, et poursuit ou achève les actions déjà engagées.

Le point à retenir, important : les données financières, qui d’une part découlent de la gestion locale, et d’autre part marquent le contexte national.

Un budget en équilibre mais avec une dette élevée ! Ce mandat 2008-2014 s’achève avec un endettement cumulé à une hauteur que notre agglomération n’a jamais connue. Principalement lié à la seconde ligne de tram et à son coût très onéreux (l’une des lignes les plus chères de France au kilomètre), il contraint grandement la capacité d’investissement de l’agglomération pour les années à venir…

Des dotations en baisse : la baisse des dotations de l’état aux collectivités vient compliquer, il faut le reconnaître, la tâche des exécutifs locaux. Dans ce contexte général d’économie pour réduire le déficit des finances publiques, l’effort demandé nécessite des arbitrages serrés. Il faut croire qu’il reste cependant des marges de manœuvre car comment comprendre l’obstination à financer « la zone portuaire d’Orléans » dont personne n’ignore que l’activité est égale à zéro !

En mars prochain, une fois l’assemblée communautaire renouvelée, il conviendra de bâtir un nouveau contrat pour la période 2014-2020.

Si les investissements structurants, par nature coûteux, seront à conditionner à la capacité financière de l’agglomération, je suis convaincu qu’il faudra prioriser tout ce qui concourt à l’attractivité d’Orléans, capitale régionale. Cela concerne des domaines aussi divers que le développement économique et l’emploi, la recherche et la formation, la santé, le logement et les déplacements. Nous aurons à nous prononcer sur l’évolution de notre inter communalité, perspective ou non inscrite dans la nouvelle loi d’une communauté urbaine ? Il me semble qu’au-delà des questions importantes de gouvernance, de respect des territoires et des communes, cette évolution possible doit se mesurer à l’échelle des enjeux des décennies à venir, enjeux d’une aire urbaine, capitale de région, dans un univers de concurrences territoriales mais aussi de complémentarités ! Se doter du bon outil, pour s’assurer des meilleures chances, voilà bien un projet passionnant qui ne peut, selon moi, se réaliser efficacement que dans le dialogue, le partage et la confiance…

michel signat

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