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Photo de Ibrahim Asad sur Pexels.com

Dans l’actualité récente, un auteur parle « d’archipel » à propos de notre pays la France…

Un archipel est un ensemble d’îles ou d’ilots, séparés les unes des autres par des bras de mer plus ou moins grands…

L’image est intéressante, car elle symbolise clairement la perte d’unité dans un certain nombre de domaine et les écarts existants, en fonction de critères géographiques, sociaux, économiques, ….

« Selon que vous serez, puissant ou misérable… » « Selon que vous vivrez, au milieu de nulle part ou au centre de tout… », « Selon que vous vaudrez, moins que rien ou plus que la moyenne…. » « selon que vous serez, jeune ou vieux, et plus encore, jeune riche et bien portant, ou vieux pauvre et malade… »

Même si, par ailleurs, les citoyens du monde que nous sommes tous, savent, sans avoir besoin d’aller le constater sur place, que sur la planète Terre, l’échelle qui mesure de manière comparative les situations humaines comporte tellement de barreaux, qu’on ne peut la mesurer !

C’est pourquoi, sur un territoire finalement assez petit comme notre hexagone, est-ce bien normal que de nouvelles disparités viennent au jour maintenant et semblent vouloir s’installer ?

Disparités ? Il faut bien sûr s’entendre sur ce terme. La richesse d’un pays comme le nôtre, considérer comme un atout, se trouve notamment dans une diversité régionale et locale, culturelle, historique, géographique, linguistique…. Avec, un niveau et des conditions de vie, correspondant à la cinquième puissance mondiale… Ce qui doit bien sûr, relativiser le propos.

Cependant, les disparités que j’évoque sont d’une tout autre nature !

Ce qui frappe ici, c’est le cumule, soit favorable en terme d’avantages, soit défavorables en terme de difficultés. Et tout particulièrement en ce qui concerne le « bien commun qui relève d’un accès équitable pour chaque citoyen à l’essentiel » ! Dans cette liste non exhaustive, les services publics de proximité, écoles, postes, services de soins, maternités, gendarmeries, justice, gares et trains, avec leur complément économique et sociaux, commerces, PME, services à la personne…

Et la frontière est franche entre les zones « riches », économiquement dynamique, bien desservies et faciles d’accès, où existe une offre attractive de formations, culturelle, de santé et d’éducation… Et inversement, 100kms ou 200kms plus loin, les territoires où domine un véritable désert dans ces mêmes domaines ou dans plusieurs d’entre eux !

Oubli ? Désintérêt ? Idéologie ?

Comment est-on arrivé à ce résultat, après être passé d’un état centralisé, tout se décide à Paris, à la décentralisation, compétences aux départements et aux régions, et plusieurs décennies de marché commun européen ?

Où est donc passée ce pilier central de politique publique, regroupé à la rubrique aménagement du territoire, à moins que cela soit devenu un gros mot !

Qui parle encore de Solidarité National et d’intérêt général ?

Et l’Europe dans tout cela ?

Comment, lorsqu’on se sent citoyen européen, désireux de partager un avenir commun en paix avec les femmes et les hommes de ce continent, comprendre cette évolution contraire à nos principes républicains, d’équité, d’effort partager, d’égalité des chances, d’où qu’on soit et d’où qu’on vienne ?

Si l’on comprend assez aisément que dans un monde tout évolue, les systèmes figés sont voués à disparaitre, l’évolution et l’adaptation nécessaire devrait pouvoir se faire en préservant justement l’essentiel pour tout un chacun !

Certes, la santé du « premier de cordée » nous importe, mais si le reste de la cordée sombre, il n’y a plus de cordée du tout !….

C’est bien pour cela, que dans ce paysage local, national et européen, telles, les jeunes pousses du printemps, lèvent partout des initiatives citoyennes, associatives, coopératives, opérant dans une multitude de domaines et de secteurs d’activités.

En France, c’est toute la richesse et l’innovation du tissu associatif, notamment dans tous ses secteurs de proximités, social et médicosocial, sanitaire, environnement, l’économie sociale et solidaire, et aussi le secteur sportif.

Depuis deux ans, les signaux négatifs se sont accumulés en direction de tous ces secteurs. Il est grand temps d’inverser la tendance !

michel signat

2 Comments

  1. inverser la tendance bien sur en esperant qu’il en est encore temps .le fossee instale entre les plus aisees et les plus demunis doit etre reduit et je ne crois cela possible que par un changement radical de l’economie .de meme pour inverser le drame climatique qui s’annonce ,la encore il faut revoir tout le systeme economique .Mais l’homme qui sait inventer ,deployer des technologies fabuleuses sortis de la capacite intelectuel n’a peut etre ,surement pas, l’intelligence necessaire pour inverser ce qui doit l’etre .Michel Roccard l’ a si bien decrit dans son dernier ouvrage,nous avons rate,gache l’Europe en ne mettant pas l’homme au centre mais uniquement l’intertet economique .Alors oui je siis pessimiste sur l’ avenir de cette Europe tout comme l’avenir du climat .je pense que tant qu’il n’y a pas de grande catastrophe l’homme sera incapable d’inverser l’indispensable .La peur s’installe et se traduit inexorablement par le protectionisme alors qu’il faut au contraire reflechir ensemble .le brexit en est l’exemple Europeen tout comme l italie sans parler des etats unis sur le plan mondial .
    comme l’ a ecrit Michel Roccard  » esperons que nos enfants nous pardonne « 

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