shallow focus photography of man wearing red polo shirt
Photo de Nathan Cowley sur Pexels.com

Il a été annoncé à diverses reprises, « après ce que nous vivons là, rien ne sera comme avant… » ! « Demain ne pourra être comme hier… » !
Ah bon ? Et pourquoi ?

La perspective de la sortie prochaine du confinement, devrait nous amener à réfléchir et a bien considérer ce que nous venons de vivre et qui ne va certainement pas se terminer le 11 mai !
Il serait intéressant et instructif j’en suis convaincu, que par exemple, les médias généralistes, plutôt que dire et redire chaque jour la même chose, invitent des historiens, des épidémiologistes, des philosophes, des sociologues et un échantillon représentatif de citoyennes et de citoyens, afin de nous éclairer sur cette question :
En quoi une telle pandémie peut-elle modifier notre présent, et faire que demain ne soit plus comme hier ?

Nous avons les uns et les autres une opinion à ce propos, opinion issue de notre situation, de nos engagements, de notre proximité ou non avec les aspects les plus douloureux de l’épidémie, de notre conception de la vie et de la société, de notre mode et lieu de vie…etc…
Ces opinions diverses, il serait utile, pour nous tous, de les confronter et d’en tirer quelques réflexions partagées d’intérêt commun.

Tout d’abord, sommes-nous bien sûr de cela, « pandémie égale plus jamais comme avant ! » ?

A titre individuel, si des proches ont été pris dans la tourmente, hôpital, réanimation, décès, l’après restera marqué du deuil et de l’absence, ou pour les cas plus favorables, d’une prise de conscience souvent brutale, de notre précarité face à la maladie.
Il est probable que les personnes dans ce cas, considère autrement leur vie, leur échelle de valeur, leurs priorités, mais il me semble assez clair, qu’il peut y avoir autant de formes de réaction qu’il y a d’individu ! Donc, à cet échelon très personnel, difficile de dire vers quoi et en quoi se feront les changements.
Inversement, si l’on a vécu le confinement, confortablement, assez loin des réalités de l’épidémie, le réflexe spontané ne sera-t-il pas d’aspirer à la reprise de sa vie d’avant ? Retrouver sa famille, les amis, son mode de vie, ses repères socio-professionnels et ses habitudes…etc…
De même, si l’on a été « privé » de son emploi, de ses activités, n’est-il pas légitime d’aspirer au retour d’une sorte de normalité ? Et si, de plus, une précarité économique se confirme, assez menaçante pour faire craindre des pertes massives d’emplois, des faillites, le réflexe probable sera sans doute de s’accrocher coûte que coûte à l’espoir d’un retour à la « normale »…
Enfin, si toujours à titre individuel on a été en première ligne comme on dit, soignant-e, ambulancier-e, pompier-e, personnel d’entretien, ou si l’on a contribué par son travail ou son engagement aux rouages essentiels de la société, sécurité, alimentation, services divers, il va falloir d’abord récupérer ! Ajuste titre, ces femmes et ses hommes, hier anonymes et le plus souvent quantité négligeable, sont aujourd’hui reconnus et salués. Et demain ? Entre une exposition aux risques sans protection et des conditions de travail très difficiles, les interrogations ne manqueront pas ! Quels sentiments émergeront une fois l’urgence passée ? Quelle réflexion vis-à-vis de son travail, de son statut, de ses rémunérations, des risques encourus, du rapport à l’institution et la hiérarchie, des solidarités nouvelles,…etc… On peut en attendre certainement, des exigences de transparence sur le bilan avec ses plus et ses moins, et du concret pour traduire la reconnaissance nationale !
Les comportements et réactions individuelles se verront peut-être aussi modifiés dans le temps avec la persistance des barrières à la vie sociale et des restrictions variées et variables ! En effet, bien des personnes ressentent et expriment de la peur et de l’inquiétude, face au virus et donc aux contacts avec les autres et avec l’environnement. Il est possible que ces craintes dressent des barrières, renforcent des isolements, coupent des liens indispensables. Aujourd’hui, dans la rue, on s’écarte pour éviter la proximité, partout on pratique la dystensiation dite « sociale » ! Drôle d’expression pour décrire des règles strictement physiques dont l’utilité a été démontrée. Pratiquons la dystensiation physique et favorisons le lien social ! Parlons-nous en respectant les distances, prenons des nouvelles, échangeons chacune et chacun derrière notre masque et évitons de considérer l’autre comme un danger potentiel !
Cela nous amène à l’aspect collectif de la question de l’après. Mais avant de l’aborder dans un prochain article, j’aimerais connaitre vos avis et vos réflexions sur tout cela…

Prenez soin de vous.

michel signat

2 Comments

  1. Bonsoir Michel,
    Réflexions très intéressantes, qui offrent à chacun la possibilité de réfléchir à ce que sera « l’après ».
    Tout est possible, même un changement positif et humainenent social de nos comportements, nous verrons!!

  2. dans l immédiat c est encore difficile de penser à l après, nous vivons quand même dans l inquiétude..bien sûr on peut espèrer un changement
    sur les comportements et voir plus d humanité..mais le dicton « chassez le naturel il revient au galop » m inquiète..oui nous verrons

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